was successfully added to your cart.

Vous avez avalé deux buvards de LSD il y a trois heures et ils commencent à sérieusement faire effet. D’ailleurs, tout est bizarre autour de vous, les gens ont l’air légèrement différents. Ce n’est pas la première fois que vous prenez de l’acide mais vous n’êtes pas non plus un habitué.
Vous êtes un petit joueur qui fait ses premiers pas dans le monde des déchets de fin de soirée, vous ne vouliez pas perdre la face devant votre pote qui s’envoie ce genre de jus dans le cerveau bien plus souvent que vous. Mais là c’est dur de faire bonne mine, physiquement vous êtes foutu.

Vous êtes électrique.  

Votre cerveau est un supercontinent qui reste à découvrir. Votre esprit s’égare dans des pensées complexes, fabrique des preuves et des contresens logiques pour justifier ses visions. Vous sentez que c’est parti pour durer. Vous plongez à travers des figures géométriques et des structures alvéolaires sans fin, vous grimpez des WordArts hauts comme des montagnes. Maintenant, vous entendez des bruits sortis de nulle part et soudain, ces déchets sonores se répandent sur vous comme une étrange pluie fine. Quand vous regardez vos mains, vous vous apercevez qu’elles traversent la matière, vous sentez l’intérieur des choses. Tout d’un coup, le corps des femmes qui vous entoure n’a plus aucun secret pour vous. Vous vous retournez vers la personne qui supervise votre trip, un ami, quelqu’un de confiance. Elle ressemble étrangement à un cracheur de feu essayant de tenir à distance une tribu d’elfes. Les murs respirent, vous avez déjà fait un tiers du chemin, et vous n’en avez perdu aucune miette. Et encore, je ne parle pas de ce que vous avez pu sentir ou goûter au cours de cette odyssée intérieure. Le trip se termine, votre cœur retrouve un rythme normal, vous reprenez vos esprits.

Vous regardez autour de vous, il fait jour, vous vous tenez debout dans une expo, pas de trace de soirée déjantée, aucun déchet défoncé sous LSD en vue. Un peu plus loin vous reconnaissez votre petite amie qui contemple une œuvre de Léonard Combier, un artiste berlinois.

Et vous, qu’y a-t-il devant vous ?

Devant vous est exposé un T-shirt de la marque MontOrgueil, vous l’observez de plus près, vous voyez un cracheur de feu combattant des elfes au beau milieu de formes géométriques d’une profondeur à donner le vertige. D’ailleurs tout à coup vous êtes pris d’un énorme vertige…

Pas de panique, l’œuvre sur le T-shirt s’appelle « Faces » et vous êtes entré dans le monde de Florian Serein (artiste MontOrgueil N°1).